Portrait de Sophie Robineau
Derrière l’athlète, une femme inspirante.
Sophie Robineau, annécienne de 25 ans, atteinte par la maladie de Strumpell-lorrain, grande passionnée de sport : elle vise les jeux paralympiques de Ski alpin en 2030.
Qu’est ce que la maladie Strumpell-lorrain ?
Je suis atteinte de la maladie de Strümpell-Lorrain, une maladie génétique qui provoque une faiblesse progressive dans les membres inférieurs.
Au quotidien, je peux marcher, mais pour le sport j’utilise un fauteuil. Ça me permet de pratiquer pleinement et en toute liberté.
Depuis quand pratiques-tu du sport ? Comment as tu découvert ces passions ?
J’ai grandi dans une famille très sportive : mes parents, mon frère, ma sœur… le sport a toujours fait partie de notre quotidien.
J’ai commencé par l’équitation. Petite, j’avais du mal à accepter mon handicap, donc je me tournais plutôt vers le sport “classique” que vers le handisport. Puis, en entrant à la fac, j’ai eu un vrai déclic. J’ai vu cette période comme un nouveau chapitre.
J’ai compris que le fauteuil n’était pas une contrainte, mais un confort. Il me facilitait la vie, que ce soit pour passer d’un couloir à un autre ou pour pratiquer davantage d’activités.
J’ai surtout réalisé qu’avec les bonnes adaptations, énormément de choses étaient possibles. Le handisport m’a ouvert des portes que je n’imaginais même pas, comme le ski par exemple.
Tu pratiques des disciplines très différentes tel que de la natation, du wake board ou encore du ski alpin, t’es tu déjà senti limitée ?
Avant, j’étais très focalisée sur une seule discipline. Aujourd’hui, grâce au handisport, je me suis rendu compte que presque tout est possible à partir du moment où des adaptations sont mises en place.
Chaque handicap est différent, donc chaque adaptation l’est aussi. Mais il suffit de s’y intéresser, d’être curieux et d’avoir l’envie d’aller plus loin. Les limites sont souvent plus mentales que réelles.
Quel sport préfères-tu ? Pourquoi ?
Chaque discipline m’apporte quelque chose de différent : des sensations, du partage, du dépassement de soi…
Mais celui qui reste en tête, c’est le ski alpin.
J’ai toujours eu un attachement particulier à ce sport. Petite, je voyais ma famille partir au ski sans pouvoir les accompagner, puisque je ne pratiquais pas encore le handisport. Je le vivais assez difficilement. Je rêvais de partager ces moments avec eux.
Aujourd’hui, pouvoir skier avec ma famille ou mes amis est une immense fierté.
Le ski, c’est aussi une sensation de liberté incroyable. J’ai l’impression d’aller où je veux. On peut me mettre des obstacles, je sais que je les surmonterai.
Tu as l’air déterminée. As-tu des objectifs pour les prochaines années ?
Continuer à progresser, continuer à partager, et surtout continuer à prendre du plaisir dans chaque discipline.
Mon objectif principal est clair : j’ai intégré une équipe de trois athlètes basée au Grand-Bornand, et je vise les Jeux Paralympiques de 2030.
Comment vis-tu le regard des autres au quotidien ?
Aujourd’hui, je le vis plutôt positivement.
Quand les gens me regardent, je me dis qu’ils sont intrigués. Le fauteuil fait partie intégrante de moi. Il ne me définit pas, mais il fait partie de mon histoire. Et je l’assume pleinement.
Y a-t-il une personne que tu aimerais remercier ?
Je me retrouve totalement dans les valeurs de Not Parfaite.
Chaque femme est unique, authentique, avec son propre parcours. On n’a pas à rentrer dans des cases. Nos différences sont notre force.
Quel est ton plus beau souvenir ?
La première fois que j’ai skié avec ma famille.
C’est sûrement l’un de mes plus beaux souvenirs, parce que c’était bien plus qu’un moment de sport : c’était un rêve qui devenait réalité.
As-tu un mantra ?
Oui : Tout est possible. Tout est réalisable.
En quoi te retrouves-tu chez Not Parfaite ?
Je me retrouve totalement dans les valeurs de Not Parfaite.
Chaque femme est unique, authentique, avec son propre parcours. On n’a pas à rentrer dans des cases. Nos différences sont notre force.
Donne-moi trois qualités qui te définissent
Authentique, passionnée et persévérante.
Quel message aimerais-tu transmettre ?
Osez.
On a tendance à se mettre des limites avant même d’avoir essayé. Définissez vos objectifs, même petits, et avancez à votre rythme.
Sortez de votre zone de confort.